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Octogénaire juif tué à Lyon: 20 ans de prison requis, le mobile antisémite pas retenu par l'avocate générale
information fournie par AFP 05/02/2026 à 13:25

Vingt ans de prison ont été requis jeudi contre Rachid Kheniche pour le meurtre d'un octogénaire juif, mais le mobile antisémite n'a pas été retenu par l'avocate générale ( AFP / DAMIEN MEYER )

Vingt ans de prison ont été requis jeudi contre Rachid Kheniche pour le meurtre d'un octogénaire juif, mais le mobile antisémite n'a pas été retenu par l'avocate générale ( AFP / DAMIEN MEYER )

Vingt ans de prison ont été requis jeudi contre Rachid Kheniche pour le meurtre d'un octogénaire juif, qu'il a défenestré en 2022 à Lyon, mais le mobile antisémite n'a pas été retenu par l'avocate générale.

La question de la circonstance aggravante de meurtre "commis en raison de la religion de la victime", "si difficile", reste en suspens, a déclaré la magistrate Amélie Cladière. Mais "pour ma part, la réponse est non", a-t-elle dit aux jurés de la cour d'assises du Rhône.

En revanche, conformément aux expertises psychiatriques, elle a estimé que le discernement de l'accusé était altéré au moment des faits, ce qui atténue sa responsabilité pénale et ramène à 20 ans la peine maximale encourue pour le meurtre.

Rachid Kheniche, 55 ans, a reconnu avoir tué son voisin et ami, un octogénaire juif de 89 ans, en le jetant de son balcon du 17e étage d'un immeuble d'un quartier populaire de Lyon, mais il nie avoir agi par antisémitisme.

Contre ce "meurtre épouvantable", l'avocate générale a requis "le maximum possible quand la responsabilité est atténuée". Compte tenu "de l'âge et de la dangerosité" de l'accusé, elle a également requis dix ans de suivi socio-judiciaire.

Dans son réquisitoire, Amélie Cladière s'est attachée au texte de loi pour déterminer si le crime est antisémite. Celui-ci énonce que le meurtre doit être "précédé, accompagné ou suivi de propos, écrits, images, objets ou actes" antisémites.

"La loi nous demande de repérer des faits" qui se sont produits "dans le même temps que le crime commis", souligne-t-elle. Elle écarte donc des tweets de 2020 sur lesquels la cour s'était longuement penchée, dans lesquels l'accusé évoquait un complot "sayanim", terme complotiste utilisé pour désigner un agent dormant du Mossad.

Juste "après avoir fait basculer M. Hadjadj dans le vide, M. Kheniche a pris un texte hébraïque dans la veste de sa victime "et des photos d'identité et les découpe", rappelle la magistrate. "Si dans le même temps il avait mis à la poubelle la Torah et les autres objets et attributs juifs qui étaient dans son appartement", cela aurait pu constituer un élément, note Mme Cladière. Mais "ce n'est pas le cas".

"Mon travail est de vous présenter la situation, vous déciderez", a-t-elle dit aux jurés.

1 commentaire

  • 13:41

    quel est alors le mobile du meurtrier ? relations de bon voisinage ?


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